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Publié le par gda

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© Proximus Goformusic 2006 - Rob Walbers
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N'en déplaise aux Cassandre qui lui collent sans cesse des étiquettes de "guimauve-singer" et d'ex-leader esseulé de Téléphone, Jean-Louis Aubert a mis les petits plats dans les grands pour séduire le public bruxellois en livrant un concert-marathon de 30 titres et près de 3 heures.

Tout est soigné dès l'entrée en scène : Jean-Louis, dissimulé dans une capuche, descend les gradins une guitare à la main, en interprétant Sensation, un poème de Rimbaud qu'il a mis en musique. Au fil de la soirée, l'accent sera mis aussi bien sur les nouveaux titres du dernier album, Idéal Standard (Parle-moi, Ailleurs, Glissons, Point final, On aime…), que sur les tubes qui ont émaillé la carrière du groupe Téléphone (Bombe humaine, New York avec toi, Taxi las, Electric Cité, et bien sûr Un autre monde), sans oublier les hommages rendus, entre autres, à Barbara (Le jour se lève encore) et à Olive, l'ami d'enfance, décédé en début d'année (Alter Ego).

Sur scène, le chanteur-guitariste s'est entouré de Toma Semence à la guitare, de Johan Dalgaard aux claviers, de la belle Viryane Say à la basse et du fidèle et spectaculaire Richard Kolinka à la batterie. Après l'entrée en scène, le groupe passe tout de suite le grand braquet pour inonder le public sous une déferlante de décibels. Derrière le mur de guitares hurlantes, les chansons évoquent des thèmes fédérateurs : l'amour universel, les petites fleurs, les étoiles, la mer bleue, et le bonheur d'être là… Entre les morceaux, Jean-Louis Aubert prend le temps d'apprécier avec un large sourire l'ovation qui lui est faite, en particulier durant la partie acoustique. L'ambiance reste finalement assez posée jusqu'au superbe final en apothéose de Temps à nouveau. Le morceau joue les prolongations avec le public qui scande "Beau temps pour se jeter à l'eau"…

Jean-Louis a gagné son match par KO : il revient en boxeur victorieux pour une série de rappels sous le signe de la complicité. Après 2 h 45 de concert, il réapparaît une dernière fois, serviette blanche au cou, cigarette à la main, et propose d'en faire une petite dernière "pour la route", seul à la guitare (Sur la route). Voilà, c'est fini sonne la fin d'une soirée empreinte de générosité. S'il est vrai que ses chansons ont pris depuis quelque temps une tournure pop-variété éloignée du rock historique de Téléphone, Jean-Louis Aubert n'en reste pas moins un remarquable artiste de scène qui touche aujourd'hui un public très éclectique.

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